À Lomami, l’arrivée d’une autorité nationale relève d’un luxe. Cette province issue du démembrement du Kasaï Oriental paraît omise sur ce point. Toute une année peut passer sans qu’un ministre national foule le sol Lomamien. Par conséquent, chaque fois qu’une délégation vient de Kinshasa tout le monde voudrait qu’elle aille partout.
Deux derniers cas en date sont le passage du ministre d’État de la justice et la visite du vice premier ministre et ministre national de l’économie. Le premier, Me Constant Mutamba, est arrivé et n’a visité que Kabinda et Lubao. Le deuxième, le professeur Daniel Mukoko, n’a fait que Ngandajika et Mwene Ditu. À chacune de ces occasions, la population de Lomami s’est livrée à un galimatias clivant.
Pour les uns, toute autorité nationale qui arrive dans la province de Lomami doit passer par Kabinda, le chef-lieu. Faire autrement ou l’accueillir dans une autre entité est une démarche louche. Si souvent, ce phénomène s’accompagne d’une logorrhée de haine politico-tribale.
À l’opposé, les autres pensent que tout est fonction de l’agenda de l’autorité nationale qui vient. L’accueillir à Lubao, Kamiji, Luputa, Mwene Ditu ou Ngandajika n’enlève en rien à Kabinda son statut de chef-lieu. Tout est Lomami et les sirènes de la séparation doivent se le mettre bien en tête, suggèrent-ils.
Devant cette évidence, les leaders d’opinion ont du grain à moudre. La répétition de ce genre d’ambiance à chaque visite d’une autorité nationale fragilise la province de Lomami. Beaucoup plus c’est la cohésion sociale qui prend les coups. Plus que jamais, une sensibilisation, conscientisation, des Lomamiens s’impose. Chacun en ce qui le concerne, ces leaders d’opinion doivent intervenir.
Plus la cruche va à la source, elle finit par se briser. Les grands esprits anticipent. Lomami a 2 villes et 5 territoires. Divisée, ses chances de décollage le sont également et pourraient la pousser vers les provinces non viables.
Rédaction











Une très belle réflexion Mr le journaliste, ça doit interpeller tout le monde, lomami reste une et indivisible, privilégions la cohésion provinciale que sociale ou locale (tribale).