En séjour à Bandundu-ville, le Chef de l’État s’est entretenu avec Mgr Jean-Pierre Kwambamba. Au cœur des échanges » le retour à la paix entre les communautés et l’urgence criante des infrastructures routières. »
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi poursuit son itinérance dans la province du Kwilu avec une priorité claire : consolider la stabilité d’une région longtemps meurtrie par des tensions intercommunautaires. Ce tête-à-tête avec l’évêque de Kenge marque un tournant symbolique dans le dialogue social.
Au sortir de l’audience, Mgr Jean-Pierre Kwambamba a exprimé son optimisme quant à la dynamique de réconciliation en cours. Après les vagues de violences liées au conflit « Téké-Yaka » qui ont déstabilisé le Grand Bandundu, l’heure est à l’apaisement.

« Nous nous réjouissons de voir les communautés locales retrouver le chemin du dialogue », a déclaré le prélat, saluant l’implication des autorités dans le rétablissement de l’autorité de l’État.
Cependant, la paix ne peut être durable sans développement. L’évêque de Kenge s’est fait le porte-parole des doléances de la population, insistant sur l’état de délabrement avancé des routes :
* Axe Mongata-Bandundu : Véritable poumon économique, son délabrement asphyxie les échanges avec Kinshasa.
* Axe Bagata : Une zone stratégique dont la réhabilitation est jugée prioritaire pour relancer l’agriculture locale.
La présence du Président à Bandundu-ville ne relève pas uniquement du protocole. Elle intervient dans un climat de sécurité renforcée. Les services de défense et de sécurité ont multiplié les patrouilles pour s’assurer que les résidus des milices « Mobondo » ne perturbent plus la quiétude des citoyens.
L’enjeu pour Félix Tshisekedi est de démontrer que l’État a repris le contrôle total de cette zone, autrefois zone rouge, afin d’encourager le retour des déplacés internes et de rassurer les opérateurs économiques.
Rédaction











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