La délocalisation de la sous-division provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté de Sentery tarde à se concrétiser. Initialement prévu pour quitter Lubao centre afin d’intégrer Lubamba, chef-lieu du secteur de Lubao, le service administratif y est toujours attendu.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les animateurs de cette entité continuent d’exercer depuis le centre de Lubao. Ils hésitent à rejoindre leur nouveau siège en raison de l’absence d’infrastructures adéquates pour abriter les bureaux et assurer le fonctionnement normal des services.
Depuis la restructuration et la scission des sous-divisions dans ce secteur ministériel, la sous-division de Sentery figure parmi les rares structures à n’avoir pas encore rejoint son point d’affectation officiel.
Face à ce blocage persistent, les habitants interpellent directement les autorités provinciales. Ils exigent un éclaircissement officiel : existe-t-il une nouvelle disposition modifiant l’arrêté signé à l’époque par l’ancien gouverneur Nathan Ilunga Numbi, ou s’agit-il d’une résistance passive des cadres ?
Cette inertie administrative touche également le bureau du secteur de Lubao. Sur un effectif de 80 agents affectés, seul le chef de secteur est physiquement présent sur les lieux, alors que la quasi-totalité perçoit régulièrement leurs traitements payés par l’État.
Devant cette situation qui fragilise l’autorité de l’État et l’accès aux services publics de proximité, la population locale réclame une intervention urgente des instances compétentes pour fixer définitivement le siège de la sous-division.
Joseph Lavoix Ebondo
LuCom Médias










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