Face à la recrudescence des drames dans les transports maritime, aérien, ferroviaire et routier, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a été entendu au Sénat à Kinshasa. Devant la Chambre haute du Parlement, le patron des transports s’est expliqué sur les failles sécuritaires d’un secteur au bord du gouffre.
S’adressant aux sénateurs, Jean-Pierre Bemba a attribué la multiplication des accidents tragiques à des faiblesses structurelles accumulées depuis des décennies. La vétusté des infrastructures, la défaillance des équipements de contrôle et l’absence chronique d’outils de prévention ont plongé le réseau national dans un état critique.
« Le secteur que j’ai trouvé est confronté à des déficits historiques. Mais depuis mon avènement en juin 2024, j’ai engagé des actions concrètes dans plusieurs domaines, et j’ai changé la méthodologie », a déclaré le membre du gouvernement Suminwa.
Afin de juguler cette crise sécuritaire, le ministre a mis en avant un plan de réformes axé sur trois piliers : la modernisation des installations, la prévention rigoureuse et la digitalisation des services. L’exécutif mise notamment sur la réhabilitation progressive des réseaux routiers et ferroviaires, la régulation stricte de la navigation fluviale ainsi que le renouvellement des équipements pour garantir la protection des passagers.
Bien que ces mesures ambitionnent de rompre avec les solutions provisoires du passé, la représentation nationale attend désormais des actes palpables pour stopper l’hécatombe sur les voies de transport du pays.
Aly Bukasa Kabambi










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