Les habitants du territoire de KAMIJI, à Lomami font face à la difficulté d’accès à l’eau potable. Dans plusieurs villages du groupement Ipafu, notamment à Kasanga Tshipuka, les populations continuent de dépendre de la rivière Nkasa pour leur approvisionnement en eau.
Cette rivière est utilisée tant pour la consommation que pour les travaux ménagers, et nombreux sont ceux qui croient que son eau courante est exempte de microbes.
Cependant, la réalité est tout autre. Dans ces localités, les cas de maladies telles que les diarrhées, les douleurs abdominales et la fièvre typhoïde sont fréquents. Faute d’infrastructures sanitaires adaptées, de nombreux habitants sont contraints de se soigner clandestinement, augmentant ainsi les risques de complications.
Malgré les nombreuses alertes médiatiques et les plaintes des populations locales, le problème de l’eau potable semble passer sous silence auprès des autorités compétentes.
Plusieurs villageois affirment à LuCommedias.cd que durant les dernières campagnes électorales, des candidats députés avaient promis de résoudre cette crise. Pourtant, à ce jour, ces promesses restent lettre morte.
Actuellement, la rivière Nkasa est devenue un champ de bataille où humains et animaux domestiques se disputent ce bien vital. Sans intervention rapide, cette situation pourrait aggraver les conditions de vie des habitants et la dégradation de l’écosystème local.
Sylvain MULENGA
LuCom Médias











Laisser un commentaire