Dix-sept combattants issus de la coalition rebelle AFC-M23 et de groupes armés alliés, notamment Twirwaneho et Red Tabara, ont déposé les armes à Abala, une localité située dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à travers un communiqué officiel publié le mardi 6 octobre 2026.
Selon les détails fournis par le commandement militaire des FARDC, cette reddition collective concrétise l’abandon formel de la lutte armée par ces éléments insurgés. Dans son communiqué, l’armée congolaise soutient que ces groupes opéraient sous l’influence du Rwanda, une accusation récurrente dans la crise sécuritaire qui secoue la région.
Cette reddition s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement volatile dans l’est de la République démocratique du Congo, où la présence de dizaines de milices et de groupes armés locaux et étrangers continue de fragiliser la stabilité régionale. Les hauts plateaux de Fizi, en particulier, sont depuis plusieurs années le théâtre d’affrontements communautaires et d’activités insurrectionnelles menées par divers groupes armés, entraînant le déplacement de milliers de civils.
Tout en prenant acte de cette désertion dans les rangs rebelles, la hiérarchie militaire des FARDC a réitéré sa volonté ferme de poursuivre ses opérations sur le terrain. L’armée congolaise a rappelé sa détermination à garantir l’intégrité territoriale du pays et à assurer la protection des populations civiles face aux exactions commises par les insurgés dans cette partie du territoire national.
Pour les autorités congolaises, cette reddition constitue un signal encourageant pour le retour progressif de la paix, bien que le processus de démobilisation et de réintégration de ces anciens combattants demeure un défi logistique et politique majeur pour la région.
Aly Bukasa Kabambi










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