Dans une déclaration virulente, l’ancien président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean-Marc Kabund-a-Kabund, s’adresse directement à ses anciens alliés du parti au pouvoir. Il les exhorte à abandonner immédiatement le projet de loi référendaire visant à modifier la Constitution.
Ancien cadre clé du régime et aujourd’hui figure de l’opposition, Jean-Marc Kabund ne mâche pas ses mots face aux initiatives législatives en cours relatives au référendum. S’adressant directement aux cadres et militants de l’UDPS, il lance un appel au « bon sens » pour stopper un projet qu’il qualifie de « funeste ».
« À mes anciens camarades de l’UDPS, je vous supplie de revenir au bon sens et d’abandonner ce projet funeste de loi référendaire. Ce qui est certain, c’est que nous ne vous laisserons pas changer la Constitution en vous servant de cette loi, » Jean-Marc Kabund.
Au-delà de la ferme opposition de la société civile et des forces politiques adverses, l’opposant met en garde le pouvoir en place contre les conséquences à long terme d’un tel précédent juridique et institutionnel.
Selon lui, adopter des lois sur mesure pour verrouiller ou étendre le pouvoir pourrait se retourner directement contre l’UDPS une fois qu’elle ne sera plus aux commandes du pays.
Les trois points clés de son avertissement :
Un blocage politique annoncé : L’opposition et les forces vives s’opposeront fermement à toute tentative de révision constitutionnelle via ce texte.
Un risque d’arroseur arrosé : Les instruments juridiques taillés sur mesure par un régime risquent d’être réutilisés par les gouvernants futurs contre leurs propres initiateurs.
Une responsabilité historique : Un appel clair adressé au parti au pouvoir pour mesurer les risques politiques et sécuritaires à long terme pour la nation.
« Mais l’hypothèse la plus plausible aussi, est que le régime qui vous succédera pourrait, à son tour, se servir de cette loi que vous aurez promulguée pour se maintenir au pouvoir, cette fois contre vous. Réfléchissez-y : c’est à vos risques et périls. »
Cette prise de parole accentue la tension autour des débats institutionnels en République Démocratique du Congo, plaçant la question constitutionnelle au centre des affrontements politiques entre le pouvoir et l’opposition.
Rédaction










Laisser un commentaire