La prise de fonction officielle de Joseph Kabila à la tête du FRN, mouvement politico-militaire qui engloutit la coalition politico-militaire M23-AFC n’est en aucun cas une révélation pour la majorité au pouvoir. Dans une analyse politique sans langue de bois, Jean-Claude Lubamba Mutombo, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), recadre le débat : l’heure n’est ni aux commentaires distractifs, ni à la panique, mais à la rigueur sécuritaire.
Pour ce cadre du parti présidentiel, cette annonce officielle ne fait que corroborer ce que le chef de l’État, le Secrétaire général de l’UDPS et les services de sécurité dénonçaient depuis longtemps. La procédure judiciaire ayant abouti à la condamnation à mort de l’ancien président s’inscrivait déjà dans ce cadre. « Cette prise de fonction officielle donne une nouvelle dimension politique à des accusations formulées depuis longtemps. L’essentiel n’est pas de multiplier les commentaires, mais de tirer les conséquences sécuritaires de cette évolution », souligne-t-il.
Face à cette situation, l’auteur invite l’exécutif à faire preuve de sang-froid et à axer sa réplique sur le terrain opérationnel :
Montée en puissance des FARDC : Assurer la prise en charge effective des troupes, le ravitaillement et la fourniture d’équipements adaptés aux réalités du terrain.
Vigilance au sein du commandement : Réévaluer la situation sécuritaire des officiers sous soupçons sérieux, notamment ceux issus de l’ancienne rébellion du RCD, avec d’éventuels redéploiements hors des zones de combat.
Traque des cellules dormantes : Anticiper le réveil de réseaux loyaux à l’ancien régime au sein de l’appareil sécuritaire intérieur.
Protection des communications : Sécuriser les informations stratégiques de l’État (Présidence, Primature) en dotant les responsables de la sécurité de téléphones professionnels uniques et cryptés.
Si l’alliance Kabila-M23-AFC (qui fait désormais FRN) peut viser un impact psychologique ou des « actions d’éclat » pour impressionner l’opinion, l’UDPS rappelle que cela ne suffit pas à changer le rapport de force militaire sur le terrain. La victoire dépendra des effectifs, du renseignement et de la logistique.
Le message de fin est clair pour l’Union sacrée : « Moins de bruit, plus d’action ! » La défense de l’intégrité territoriale et la protection des populations restent les seules priorités.
Aly Bukasa Kabambi










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