Les dirigeants de la Coalition Article 64 (C64) sont réunis à Rome pour examiner la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Leur objectif : harmoniser la position de la plateforme sur la question d’un dialogue inclusif et formuler des propositions concrètes pour une sortie de crise.
Dès l’ouverture des travaux, les participants ont posé une exigence : la libération de Prince Epenge, interpellé dimanche à Kinshasa par le Conseil national de cyberdéfense (CNC). Cette arrestation, qui intervient en pleine rencontre, a immédiatement placé la question des libertés publiques au cœur des discussions.
Au-delà de ce cas, la réunion romaine doit permettre à la coalition de parler d’une seule voix. Les conclusions des travaux détermineront en effet la ligne politique commune que l’organisation entend adopter face aux récents développements dans le pays, tant sur le plan sécuritaire que sur celui du dialogue entre les différentes forces politiques.
Le choix de Rome, hors du territoire congolais, offre aux dirigeants de la C64 un cadre de réflexion éloigné des pressions du terrain. Il leur permet aussi de donner une visibilité internationale à leurs revendications.
Reste à savoir quelle forme prendra le dialogue que la coalition appelle de ses vœux, qui y participera et selon quelles garanties. Ces points devraient figurer parmi les propositions attendues à l’issue de la rencontre.
Du côté des autorités, aucune réaction officielle n’avait été rapportée à ce stade concernant l’interpellation de Prince Epenge ni la tenue de cette réunion. L’évolution de ce dossier sera suivie de près, alors que la question du dialogue reste au centre du débat politique congolais.
Rédaction











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