À l’occasion d’un briefing devant le Conseil de sécurité des Nations unies ce mardi 29 septembre 2026, le patron de la MONUSCO, James Swan, s’est prononcé sur les dynamiques politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo. Tout en saluant les initiatives de paix en cours, la diplomatie onusienne a fermement rappelé les prérequis garantissant la réussite d’un dialogue politique national.
Pour la Représentation spéciale du Secrétaire général de l’ONU, les initiatives de concertation ne peuvent produire des résultats durables que si plusieurs conditions démocratiques sont remplies :
* Un dialogue pleinement inclusif : La démarche doit associer l’ensemble de l’échiquier politique (majorité comme opposition) ainsi que les forces vives de la société civile.
* Des garanties pour l’espace civique : La préservation des libertés fondamentales de réunion, d’expression et de la presse est présentée comme le préalable à tout échange constructif.
* Une médiation crédible : L’ONU souligne la nécessité d’intermédiaires ou de facilitations consensuelles, perçus comme neutres et acceptés par l’ensemble des parties prenantes.
Cette mise au point s’inscrit dans un climat politique congolais marqué par des débats soutenus autour des réformes institutionnelles et de la recherche de solutions à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Si le pouvoir exécutif met en avant la nécessité d’un rassemblement républicain pour faire face aux défis sécuritaires et socio-économiques, certaines franges de l’opposition et de la société civile expriment des craintes face au risque de récupération politique ou de modification des règles démocratiques établies.
En réaffirmant ces principes démocratiques, les Nations unies rappellent que l’accompagnement de la communauté internationale restera conditionné à la transparence et à la bonne foi de l’ensemble des participants.
Aly Bukasa Kabambi











Laisser un commentaire