Le 27 mars 2026, depuis Bandundu-ville, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a clos la 13e session de la Conférence des Gouverneurs. Entre exigence de redevabilité et appel à la stabilité institutionnelle, le Chef de l’État dessine une nouvelle trajectoire pour le développement des territoires.
Si l’on retient souvent le manque d’infrastructures comme frein majeur au décollage de la RDC, le Président a choisi, lors de son discours de clôture, de déplacer le curseur. Pour lui, le nerf de la guerre n’est pas uniquement financier.
« La transformation de nos provinces ne dépend pas seulement des moyens financiers, des routes ou de l’énergie. Elle dépend aussi, et peut-être d’abord, de la qualité de notre gouvernance. »
Cette déclaration marque une rupture avec l’approche purement budgétaire. En plaçant la gouvernance au centre de l’équation, Félix Tshisekedi envoie un message clair : l’argent public, sans intégrité ni vision managériale, ne suffira pas à changer le quotidien des Congolais.
Le point d’orgue de ce discours réside dans le binôme stabilité-développement. Trop souvent, les provinces ont été le théâtre de bras de fer incessants entre les Assemblées provinciales et les Gouverneurs, paralysant l’action publique. Autrement dit, désormais, il faut éviter les motions de déchéance intempestives qui interrompent les projets en cours. Il faut sécuriser les investisseurs locaux et étrangers qui craignent l’incertitude politique et de l’efficacité administrative pour permettre une planification à long terme plutôt qu’une gestion de crise permanente.
Le choix de tenir cette session à Bandundu-ville, au cœur de la province du Kwilu, n’est pas anodin. C’est un signal fort de décentralisation mentale et opérationnelle. En réaffirmant que la stabilité est la condition sine qua non du progrès, le Président Tshisekedi définit un nouveau contrat de performance avec les chefs des exécutifs provinciaux. L’heure n’est plus à la simple gestion des affaires courantes, mais à une transformation visible, ancrée dans la « réalité du terrain« .
Le défi reste désormais de traduire cette volonté politique en mécanismes de contrôle concrets, pour que la stabilité ne devienne pas une zone de confort pour l’inertie, mais bien un moteur pour l’émergence des territoires.
Rédaction











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