La tension monte d’un cran dans le paysage politique congolais. Quelques jours après le saccage du siège de son parti, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund-a-Kabund est sorti de son silence ce vendredi. L’ancien président par intérim de l’UDPS, désormais passé dans l’opposition, pointe directement du doigt la « Force du Progrès » et met en garde le pouvoir en place contre les risques d’une « confrontation ».
Les faits se sont déroulés le 3 juin dernier. Le siège de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), la formation politique de Jean-Marc Kabund, a été la cible d’une violente attaque. Selon l’ex-proche de Félix Tshisekedi, les auteurs de ces actes de vandalisme ne sont autres que les éléments de la « Force du Progrès », une branche militante et souvent qualifiée de « musclée » au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
Pour le camp de Kabund, cette agression s’inscrit dans une stratégie délibérée d’intimidation visant à faire taire les voix dissidentes à l’approche des grandes échéances politiques.
Lors de son intervention ce vendredi, Jean-Marc Kabund a adopté une posture nuancée, mêlant respect pour ses racines politiques et fermeté face aux dérives actuelles.
L’opposant n’a pas manqué de rappeler sa dette politique envers le parti présidentiel, soulignant que c’est l’UDPS du Dr Étienne Tshisekedi qui l’a « formé politiquement ».
Cependant, la nostalgie a rapidement laissé place à une mise en garde sévère face à la direction actuelle du parti au pouvoir.
Kabund a exigé l’arrêt immédiat des actes d’intimidation, prévenant que la persistance de ces méthodes de voyous politiques risquait de plonger le pays dans un engrenage dangereux.
L’avertissement est solennel : si l’UDPS ne retient pas ses troupes, ces provocations répétées pourraient, selon lui, « pousser à la confrontation ».
Alors que le climat politique en République Démocratique du Congo reste particulièrement polarisé, cette énième friction entre l’UDPS et son ancien « maître nageur » (surnom de Kabund à l’époque de sa splendeur au sein du pouvoir) démontre que la rupture est désormais totale, et que le terrain politique kinois pourrait rapidement devenir le théâtre de nouveaux affrontements si aucun signal d’apaisement n’est donné par le pouvoir de Kinshasa.
La Rédaction











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