L’actualité politique en République démocratique du Congo s’enflamme à la suite de déclarations incisives de Jean-Claude Muyambo. Le célèbre avocat et figure politique Katangaise a vivement pris à partie l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, mêlant griefs du passé et rejet de ses initiatives actuelles.
Intervenant sur la scène politique, Jean-Claude Muyambo n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila. Le notable katangais a ouvertement mis en cause la responsabilité de l’ex-numéro un congolais dans la disparition de figures historiques de la province et du pays, telles qu’Augustin Katumba Mwanke et Samba Kaputo. Des insinuations graves, formulées dans le registre de la polémique politicienne, qui ravivent les vieux démons des rivalités du passé.
Muyambo a également évoqué le traitement qu’aurait subi feu Gabriel Kyungu wa Kumwanza (« Baba Kyungu »), affirmant qu’il aurait enduré des mesures vexatoires de résidence surveillée sous le régime de l’époque.
Au-delà du passif, le ton est monté d’un cran concernant le contexte présent. Le leader katangais a averti qu’aucun ressortissant du Grand Katanga ne tolérerait l’implantation du mouvement lié à l’ancien président dans la région.
Du côté des partisans de Joseph Kabila, ces sorties médiatiques sont perçues comme de pures manœuvres d’acharnement visant à instrumentaliser l’histoire pour discréditer le bilan et l’influence de l’ancien président. Les proches de l’ex-chef de l’État rappellent que les décès de figures comme Katumba Mwanke relevaient de tragédies indépendantes de toute machination politique, tout en insistant sur le droit de tout citoyen à circuler et à s’exprimer librement sur l’ensemble du territoire national.
Cette confrontation verbale illustre une fois de plus la sensibilité des équilibres politiques dans le sud du pays, où la mémoire des figures tutélaires et les ambitions des acteurs locaux continuent de polariser profondément l’opinion publique congolaise.
Aly Bukasa Kabambi











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