Encore ce lundi, les personnes vivant avec handicap de Kinshasa étaient dans les rues et en sit in. Venues d’un peu partout, elles ont envahi les artères des alentours du palais du peuple réclamant des matricules. Par conséquent, les élus nationaux ont perdu l’accès à leurs chambres parlementaires respectives.
Face à la répétition de ce mouvement de revendications, le député national Joseph Mbaya Kabwe wa Muadi lance le débat. D’après l’élu du territoire de Luilu dans la province de Lomami, au prochain gouvernement, le ministère dédié aux Pvh devra disparaître. Joseph Mbaya propose que celui-ci retourne sous la tutelle du ministère des affaires sociales.
» Le mouvement de nos frères et sœurs devient de plus en plus inquiétant. Il faut que des mesures audacieuses soient prises car leur portefeuille les a divisés plus qu’il devait les unir. »
Pour asseoir sa recette, le double brassard de Lomami évoque quelques cas de tension créés par les personnes vivant avec handicap. À ce jour, renchérit Joseph Mbaya, la création de ce ministère est à l’origine de plusieurs suspicions entre sociétaires de cette couche sociale.
Les uns accusent les autres de se servir de leur ministère de manière égoïste. À travers les 26 provinces, les composantes albinos, handicapés physiques, aveugles et autres ne sont plus ensemble comme avant la naissance du ministère.
« À Mwene Ditu, je leur ai remis un moulin pour leur autofinancement mais ça les a mis dos-à-dos comme jamais »
Le député national de Luilu pense que la suppression de ce dernier, au prochain remaniement, serait une solution efficace. Aujourd’hui, par exemple, ils ont fait leur sit in pour exiger des numéros matricules. Que vont-ils réclamer après, questionne l’élu du pouvoir de l’amour, Joseph Mbaya Kabwe wa Muadi.
Rédaction











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