Alors que ça crépite dans le Kivu, certains congolais trouvent qu’il faut dialoguer. Cette recette fait sa route dans l’opinion et dans les permanences politiques. Depuis le passage des chefs d’églises chez certains politiques notamment à la présidence de la république, des voix s’élèvent.
Les pour, les contre et les Nini, il y en a. Surtout, les contre craignent la perturbation des institutions issues des élections du 20 décembre 2023. Sur la liste de ces forces politiques, nous avons le parti présidentiel. L’union pour la démocratie et le progrès social n’avale pas le couteau et son manche. Dans un communiqué publié, il y a peu, le secrétaire général n’y va pas par quatre chemins.
« Tout en privilégiant la cohésion nationale interne conformément à l’appel du Chef de l’Etat, l’UDPS/TSHISEKEDI rejette en bloc toute démarche tendant à organiser des négociations politiques en dehors des processus de Luanda et de Nairobi »
Le parti du sphinx de Limeté dénonce l’initiative narquoise de certains acteurs religieux dont les diverses prises des positions n’ont jamais caché leur antipathie à l’endroit des institutions de la république. À la vue de tout ceci, l’opinion responsable sait déjà où va s’arrêter la safari des chefs d’églises. En plus, cette démarche ne fait pas l’unanimité au sein de l’église plurielle de la RDC.
Toutefois, d’après certains pasteurs, l’invasion rwandaise serait une des conséquences du manque de dialogue interne. Une fois réalisé, la paix reviendra à l’est de la RDC, font croire ces chefs d’églises. Cet avis a toujours été partagé par quelques leaders politiques de l’opposition et même par certains cadres de l’union sacrée, plateforme politique du président Félix Tshisekedi. Seulement, ils le pensent sans le dire de peur d’être mal compris.
Devrait-on aller au dialogue sans partage des portefeuilles à la fin. On connaît la chanson et sa musique !
Redaction











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