L’assistante de l’université officielle de Mbuji-mayi a intervenue ce samedi 12 Juillet, lors de la conférence organisée par l’institut supérieur des arts et métiers de Mbuji-mayi autour du thème : » L’autonomisation de la femme à l’ère du numérique dans un Congo profond ».
Madame Dorothée Kankokolo bumusamba a souligné que le numérique représente une opportunité capitale, mais aussi un danger potentiel lorsque son usage n’est pas rationnel. Elle a pointé du doigt le phénomène de l’extimité, encouragé par les réseaux sociaux, qui pousse certaines femmes à s’exposer au risque de cybercriminalité, compromettant ainsi leur dignité et leur sécurité.

Pour l’apprenant du troisième cycle à l’université des sciences de l’information et de la communication, l’instruction constitue le socle de toute émancipation féminine. Elle a insisté sur la nécessité, pour les femmes, d’acquérir une culture numérique critique, afin d’utiliser ces outils pour des fins nobles et constructives, loin des dérives répréhensibles.
« La femme ne peut s’abstenir du numérique, mais elle doit l’utiliser avec conscience et éthique« , a-t-elle déclaré devant un public composé d’étudiants, enseignants et professionnels de la communication.
Le propos de la conférencière met en lumière un paradoxe contemporain. Il s’agit du vouloir s’autonomiser via les médias sociaux tout en s’exposant aux comportements déviants qui détruisent son image et son identité.
Dorothée Kankokolo Bumusamba appelle donc à une réflexion morale et critique, afin que les outils numériques soient des leviers d’émancipation, et non des pièges sociétaux.
Gael Sabue Matand’a Kapol











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