Les infirmiers et professionnels de santé de la zone de santé rurale de Lubao ont déclenché une grève sèche. À l’origine de ce mouvement de débrayage : des disparités salariales criantes, des problèmes d’alignement à la prime et des irrégularités dans la paie.
La crise couve et s’aggrave dans le secteur médical au sein du territoire de Lubao, situé dans la province de Lomami. Dans une déclaration accordée à la rédaction de Lucommedias.cd, le président territorial ad intérim de l’intersyndicale des professionnels de santé de Lubao, Fortunat Nkumbe, a dressé un tableau sombre de la situation sociale des agents de santé.
Les grévistes dénoncent un traitement inéquitable et le non-respect des barèmes salariaux en vigueur. Selon Fortunat Nkumbe, plusieurs professionnels de santé ne sont toujours pas alignés sur le salaire de base ni sur la prime de risque accordée par l’État.
À cela s’ajoutent des anomalies flagrantes dans la rémunération de nombreux agents, dont le traitement ne correspond pas à leur grade respectif.
« Certains agents touchent à peine 160 000 FC », a-t-il révélé pour illustrer la précarité dans laquelle évoluent ces prestataires de soins de première ligne.
Conséquence directe de cette grève sèche : l’accès aux soins de santé devient extrêmement critique pour les populations locales. Les centres de santé de la zone rurale ont fermé leurs portes, laissant les usagers dans la détresse.
À ce jour, seul l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Lubao continue d’accueillir les malades, fonctionnant sous une forte pression et avec des moyens limités, ce qui accentue le risque de saturation de la structure.
Face à cette impasse, l’intersyndicale hausse le ton et interpelle directement le gouvernement central et provincial. Les grévistes exigent une révision immédiate de leur situation financière et la régularisation des rémunérations selon les grades.
Les professionnels de santé préviennent que la reprise du travail demeure stricte et conditionnée à l’obtention de garanties concrètes de la part des autorités compétentes. En attendant une réponse favorable du pouvoir public, la population de Lubao reste la première victime de cette paralysie du système sanitaire.
Joseph Lavoix Ebondo
LuCom Médias










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