Le président Félix Tshisekedi réunit ce samedi à 16 heures, à la Présidence, les députés nationaux et les sénateurs de l’Union sacrée de la nation (USN). Le communiqué du secrétaire permanent de la plateforme, André Mbata, qualifie la rencontre de « très importante ». La carte de légitimation sera exigée à l’entrée. Aucun ordre du jour n’est précisé.
Le moment de cette convocation attire l’attention. Elle tombe au lendemain de l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale, qui y a intégré les réserves de la Cour constitutionnelle. Le texte doit maintenant passer en seconde lecture au Sénat, avant une éventuelle promulgation par le chef de l’État.
Cette loi fixe les conditions d’organisation du référendum. Elle ouvre la voie à des réformes constitutionnelles, voire à une nouvelle Constitution. Or, le second et dernier mandat de Tshisekedi s’achève en 2028 selon la Constitution actuelle. Le président a assuré qu’il n’avait pas sollicité de troisième mandat, tout en se disant prêt à l’accepter si le peuple le souhaitait.
L’opposition dénonce un « passage en force ». Christian Mwando, président du groupe parlementaire d’Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, estime que « l’issue au Sénat était déjà scellée ».
De quoi sera-t-il question ? Rien n’a filtré officiellement. On peut raisonnablement penser que la séance servira à resserrer les rangs de la majorité avant le vote au Sénat, à fixer la ligne de la plateforme sur le référendum et à répondre aux critiques de l’opposition. Il ne s’agit toutefois que d’hypothèses, que seule la tenue de la réunion pourra confirmer ou démentir.
Les regards sont désormais tournés vers la Présidence, où les messages attendus des responsables de l’USN pourraient éclairer le calendrier des prochaines semaines.
Aly Bukasa Kabambi










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