Reçu au Kremlin après le sommet Russie-Afrique, Félix Tshisekedi a obtenu des accords de coopération, mais aucune prise de position publique de Vladimir Poutine sur la guerre du FRN.
Le 30 octobre, Vladimir Poutine a qualifié la RDC de partenaire parmi les plus prometteurs d’Afrique, en soulignant son potentiel commercial et d’investissement. Trois accords ont été signés : une commission intergouvernementale, l’éducation et la santé. Dans les comptes rendus publiés, aucune mention de l’insécurité dans l’Est ou du FRN.
Kinshasa n’a pourtant pas éludé le sujet. Devant son homologue, Félix Tshisekedi a placé la sécurité parmi les trois résultats attendus de la rencontre, tout en affirmant que diversifier les partenariats n’est pas choisir un camp.
Deux lectures s’opposent. Pour les détracteurs du pouvoir, ce silence montre que l’appel congolais n’a pas pesé et que Kinshasa mise sur un allié sans prise sur le dossier. Pour les partisans, un sommet économique n’est pas un cadre de médiation, et l’essentiel est d’élargir le cercle des partenaires.
Et Washington dans tout ça ? une hypothèse circule : Moscou éviterait un terrain où les États-Unis sont déjà médiateurs. La RDC et le Rwanda ont signé un accord à Washington le 27 juin 2025, puis un second en décembre, que Tshisekedi a accusé Kigali de ne pas respecter. Aucune source consultée ne confirme toutefois que Washington ait influencé l’attitude russe, ni l’existence de nouveaux accords Trump-Poutine qui l’expliqueraient.
Ce que l’on sait : la RDC a signé des accords concrets, et la guerre est absente des déclarations russes publiées. Ce que l’on ignore : ce qui s’est dit à huis clos, et les raisons de cette réserve. Les prochains mois diront si Moscou ira au-delà des accords de coopération.
Aly Bukasa Kabambi










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