Au groupement de Matamba, secteur de Kanda-Kanda, territoire de Luilu à Lomami, plus de 16.800 habitants vivent sans accès à une eau potable. Faute d’alternative, la population consomme l’eau des champs marécageux, exposant enfants et adultes à des maladies hydriques qui battent le record dans la région.
La rivière Mulavudi, seule source naturelle, reste trop éloignée pour être exploitée par les habitants. Face à cette contrainte, les familles recourent à ses marécages et à des méthodes de fortune : creuser le sol pour y trouver de l’eau, puis se déplacer ailleurs lorsque la nappe tarit. Cette débrouillardise, assimilée à un chemin de golgotha exige une force musculaire considérable, souvent mobilisée par les femmes et les enfants.
Sur le terrain, l’équipe de LuCom Médias a constaté le calvaire quotidien. Dans les canaux laissés après les cultures marécageuses, les habitants puisent une eau trouble et insalubre. Les bassins transportés sur la tête par les adolescents contiennent un liquide impropre indigne d’une consommation humaine.
La population ne cache pas son indignation. Devant nos caméras, les habitants dénoncent la négligence des autorités locales et provinciales. Les maladies liées à l’eau comme la diarrhée, les infections intestinales frappent particulièrement les enfants,note un parent.
« À Matamba, nous n’avons pas d’eau digne pour la consommation », lâche un adolescent rencontré sur le sentier par lucommedias.cd et crie à la députée provinciale Jolie Njiba.
Cette situation dramatique révèle l’urgence d’une intervention. L’absence d’infrastructures hydrauliques expose Matamba à un risque sanitaire permanent. Les habitants appellent à une action immédiate des autorités pour garantir un droit fondamental qui demeure l’accès à une eau potable.
Gael Sabue Matand’a Kapol
Gédéon Sulu











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