Les motocyclistes du chef-lieu du territoire de Lubao ont déclenché ce jeudi 4 juin 2026 deux journées « ville morte » sans transport en commun. Objectif : dénoncer le harcèlement et la multiplicité des taxes perçues par plusieurs services étatiques, une situation qui s’aggrave pendant les périodes sensibles comme celle de l’Examen national de fin d’apprentissage (ENAFEP).
Le constat est sans appel au chef-lieu du territoire de Lubao dans la province de Lomami : toutes les motos-taxis sont restées immobiles, garées dans les parcelles. En choisissant d’arrêter le travail pendant deux jours, les conducteurs de deux-roues entendent paralyser le secteur des transports pour forcer les autorités à les écouter.
Cette colère collective vise directement les pratiques de plusieurs services de contrôle, notamment la Direction générale des recettes de Lomami (DGRLO/Lubao), les Transports et Voies de communication (Transcom), ainsi que la Police de circulation routière (PCR).
Au cœur de la discorde : une taxe de six mille Francs congolais (6000 FC) exigée à chaque moto au niveau de différents points. Plus alarmant encore, les grévistes affirment que cette somme est collectée de manière anarchique par plus de six services distincts, sans qu’aucun document justificatif ou quittance officielle ne leur soit remis.
« Nous payons de l’argent qui ne laisse aucune trace administrative », s’indigne un conducteur de moto-taxi contacté par la rédaction de LuCom Médias.
Les professionnels du secteur déplorent également une stratégie de « traque » opportuniste. Selon eux, les services d’assiette intensifient étrangement leurs opérations de recouvrement lors des grands événements, comme la session de l’ENAFEP (examen national de fin d’études primaires) lancée ce jeudi, plongeant les opérateurs dans une incertitude totale face à des obligations fiscales devenues illisibles.
Face à ce qu’ils qualifient de harcèlement financier, les motocyclistes ne comptent pas céder si facilement. Ils sollicitent désormais l’implication urgente et directe des autorités de la province de Lomami afin de réguler la fiscalité routière locale et de trouver une solution durable à cette crise.
En attendant un signal fort du gouvernement provincial, la population locale doit composer avec une mobilité réduite, particulièrement les apprentis et étudiants en pleine passation d’examens.
Joseph Lavoix Ebondo
LuCom Médias











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