Le cocotier reste une plante rare malgré son potentiel économique avéré, dans le territoire agro-pastoral de Kamiji, province de Lomami. Une enquête menée de la rédaction de Lucommedias.cd révèle un constat frappant. Moins de 2 % du territoire possède cette plante, soit moins de cinq cocotiers dans certains villages.
Pourtant, le cocotier est une plante oléagineuse prisée et peu exigeante, nécessitant seulement une protection contre les ruminants pour assurer sa croissance. Une frange de la population exprime son regret face à cette faible culture, alors que la noix de coco se vend à 1.000 FC l’unité. À maturité, le cocotier produit continuellement des noix, offrant ainsi une source stable de revenus.
Un technicien agricole interrogé estime qu’un agriculteur possédant cinq cocotiers peut générer plus de 100.000 FC par mois, un montant qui pourrait être réinvesti dans d’autres secteurs agricoles. Cependant, le manque de sensibilisation sur les cultures à fort potentiel économique, comme le cocotier, freine le développement agricole du territoire. Les efforts se concentrent principalement sur la culture du maïs et du manioc, orientée vers la consommation locale.
Face à cette réalité, la population de Kamiji réclame une sensibilisation accrue sur la diversité des cultures. L’agriculture, au-delà de son rôle alimentaire, représente un levier majeur pour l’amélioration des conditions économiques des ménages. Une politique de diversification agricole pourrait ainsi contribuer à renforcer la sécurité alimentaire tout en favorisant une croissance économique durable.
Sylvain Mulenga
LuCom Médias











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