Le professeur Noël Tshiani l’a confessé à l’issue de son séjour à Ngandajika dans la province de Lomami. Ce qu’il y a vécu le pousse à s’interroger sur la part des responsabilités des autorités. Où allons nous ?
» Franchement, je n’ai jamais vu un pays où tous les officiels sont en concurrence pour voyager à l’étranger. Tous les chefs des institutions sont toujours en voyage, mais sur le terrain, rien de bon n’est palpable. »
Noël Tshiani Mwadianvita est désolé des conditions dans lesquelles vivent ses frères et sœurs de Ngandajika. Un territoire naturellement agricole, malheureusement, la vie y est chère et dure.
« Je viens de rentrer d’un court voyage dans la province de la Lomami où je constate qu’il y n’y a aucune initiative de développement d’envergure depuis 2019. »
Depuis loin de son Ngandajika d’origine, le professeur Tshiani révèle avoir passé un moment d’interpellation. Cette partie du pays ne ressemblerait pas à ce à quoi il pensait, apparemment. Sur place, il y a plus d’efforts et le retour ne suit pas à la taille. Espace agricole pourtant sans voirie de desserte, cet enseignant d’universités n’en revient pas.
» Actuellement, j’ai très mal au dos parce que la route Mbuji Mayi – Ngandajika est tellement mauvaise que la voiture 4 x 4 a mis 4 heures et demie pour une distance de 90 kilomètres. »
Mwadianvita poursuit son aveu d’étonnement également à propos de vision. À Lomami, peut-on le déduire, le déplacement des populations paysannes est devenu un autre casse-tête.
» Voyager par route est un cauchemar dans une province à vocation agricole pendant que le gouvernement se réjouit d’importer des sacs de farine ou de maïs de la Zambie alors qu’on pouvait cultiver pour produire le maïs localement. »
La conclusion du constat du professeur Noël Tshiani est encore exaltante vs’ers sa fin. Selon ce Ngantois, la situation de la province de Lomami n’est pas loin du théâtre d’abandon. Sur terrain, en d’autres mots, l’autorité paraît démissionnaire.
» L’impression est que la population est abandonnée à son triste sort et ne sait plus à quel saint se vouer malgré les slogans et les discours des officiels qui semblent distraits par autre chose. »
Pour boucler la boucle, Noël Tshiani Mwadianvita pose une question de rhétorique : Est ce que la RDC sait ce qu’elle fait ou veut réellement ?
La patrie d’abord !
La patrie avant tout !
La patrie ou la mort !
Professeur Noël Tshiani Muadiamvita











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